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Le slogan qui tue



Salut, c'est la firme Nana, on vend des éponges à ragnagna ! (rires mutins).
Non, cher lecteur, il ne s'agit nullement d'une suppuration de vieux con aigri et misogyne.
Au contraire, c'est parce qu'à titre personnel, Constantin n'a rien contre les gonzesses, qu'il va étudier de près le cas Nana.
L'entreprise Nana, dont nous venons d'évoquer les produits, nous bassine depuis quelques jours avec la campagne de pub visible dans la photo. Slogan : "Une femme sur cinq trahie par sa serviette, il faut que ça change".  À moins que tu vives dans un endroit peu visé par les fabricants de protections périodiques (caserne de paras, Creuse, maison de retraite, mitard de la Santé), tu peux difficilement avoir raté ladite pub. Elle présente bien entendu l'intérêt fabuleux de recycler les campagnes d'associations faites pour éveiller la conscience publique aux vrais problèmes des femmes, à savoir que dans le monde, plein de femmes sur cinq se font routinièrement tabasser la tronche ou pire par leur conjoint, leur patron ou un mec dans la rue comme ça parce qu'il venait de perdre à World of Warcraft, ou qu'il avait envie de rigoler.
D'une pierre deux lapidations : on adresse un clin d'oeil complice aux pétasses de la com' qui n'ont pas subi ces avanies, et on économise sur le budget créatif, vu qu'il s'agit d'un plagiat pur et simple.
Cherchons dans le dictionnaire. Nana :  argot  vieilli pour "pute".
Je te laisse, c'est l'heure d'aller casser la gueule à un publicitaire sur cinq.